La Femme à la fenêtre d’A.J Finn

« Je regarde par la vitre. Cela fait presque dix mois que je ne suis pas sortie dans les rues ni montée dans une voiture. Presque dix mois que je n’ai vu la ville que depuis mes fenêtres. »

 

La femme à la fenêtre, écrit par A.J Finn dont c’est le premier roman, est un thriller psychologique d’inspiration Hitcockienne.

Anna Fox, ex pédopsychiatre, héroïne agoraphobe, droguée aux médicaments et au vin, passe le temps entre le visionnage de polars classiques en Noir et Blanc dont elle raffole ;  son ordinateur pour jouer aux échecs et échanger sur un forum avec d’autres personnes atteintes d’agoraphobie (phobie correspondant à la peur des lieux publics, des espaces ouverts dans le sens commun. C’est plus précisément la peur de ne pas pouvoir fuir ou être secouru rapidement – source Wikipédia) ; et son autre hobby, l’espionnage de ses voisins au travers de l’objectif de son Nikon D5500.

Jusqu’au jour où elle va penser « voir » un meurtre chez les Russell, la famille de la maison d’en face…

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

Prisonnière de sa maladie, de ses addictions, de sa maison…. La voilà également prise au piège par son cerveau et ses pensées, par ses sens qui semblent la tromper. A-t-elle halluciné ?

La mise en place de l’histoire est un peu longue, mais si vous arrivez à dépasser cette première partie, vous serez pris dans les méandres d’un esprit tortueux qui tente de ne pas se laisser submerger par les obstacles autant extérieurs, qu’intérieurs avec ses propres démons à combattre.

« Puis – un, deux, trois, quatre – je commence à marcher. Je tangue comme si j’avais trop bu. De fait, j’ai trop bu. Un, deux, trois, quatre. »

 

Ce roman est un bon polar, le suspense monte crescendo pour dévoiler au fil des pages une intrigue bien ficelée (même si certains aspects seront vite découverts par les amateurs du genre).

Huis-clos oppressant, qui n’est pas sans rappeler Fenêtre sur Cour d’Hitchcock, ou plus récemment La Fille du train de Paula Hawkins, à l’écriture fluide et entrainante.

Les clins d’oeil aux polars classiques en Noir et Blanc participent à la création de l’atmosphère suffocante.

Un bon livre à lire pour cet été donc…

Synopsis :

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?

Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

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